Den Transport public gëtt ëmmer méi genotzt. Eleng op der Stater Gare passéieren am Dag 80.000 Leit. D'Zuele vun zejoert weisen, datt d'Zuel vun de registréierten Tëschefäll eropgeet, wat awer och dru läit, datt se méi gemellt ginn ewéi soss.
3.461 Incidente gouf et am Joer 2025, knapp 200 méi ewéi d'Joer virdrun. Datt et eng Tendenz no uewe gëtt confirméiert sech och bei der Analys vun de Chiffere vun dësem Joer. Am éischte Semester goufen 1.884 Virfäll notéiert, par Rapport zu 1.746 d'lescht Joer, e Plus vu 7,9%. D'Aggressioune vis-à-vis vum Personal si liicht an der Baisse.
Am Tram huet de Pilotprojet mat Sécherheetsagente positiv Resultater bruecht an dofir gouf d'Ekipp ausgebaut. Mat engem neie Gesetz soll iwwerdeems de juristesche Kader fir d'Sécherheet méi präzis definéiert ginn, d'Videosurveillance encadréiert ginn a Sanktiounen en place gesat ginn.
Sécurité dans les transports publics - des actions concrètes pour renforcer la sûreté, la prévention et le respect (21.07.2026)
Communiqué par : ministère de la Mobilité et des Travaux publics
Réuni le 21 juillet 2026 sous la présidence de Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux publics, le comité de pilotage dédié à la sécurité dans les transports publics a rassemblé l'ensemble des acteurs concernés : l'Administration des transports publics (ATP), les CFL, la Ville de Luxembourg, le TICE, le Syvicol, les partenaires sociaux (Syndicat Syprolux, FLEAA, Fédération générale de la fonction communale, OGBL, FNCTTFEL/Landesverband et LCGB), la Police grand-ducale et Luxtram.
Cette réunion a permis de dresser le bilan des statistiques de sûreté pour l’année 2025, d’examiner l’évolution des incidents signalés sur l’ensemble des réseaux de transport public et de faire le point sur les mesures déployées ces dernières années. Les participant·e·s ont également examiné l’avancement de plusieurs projets structurants destinés à renforcer la sécurité, la sûreté et le respect au sein des transports publics.
« La sécurité et le respect dans les transports publics constituent une responsabilité collective et une priorité politique permanente. Face à une fréquentation en constante augmentation, nous poursuivons avec détermination les investissements, les actions de prévention et les adaptations nécessaires pour garantir un environnement sûr, serein et accueillant pour toutes et tous. En étroite collaboration avec l'ensemble de nos partenaires, notre engagement est clair : renforcer la protection de la clientèle comme du personnel, développer les outils à leur disposition et promouvoir une culture du respect et de la tolérance qui doit demeurer au cœur de chaque déplacement », a déclaré Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux publics.
Accompagner la croissance des transports publics par des mesures de sécurité adaptées
Le développement continu de la mobilité publique s'accompagne d'une fréquentation toujours plus importante des différents modes de transport. La gare de Luxembourg accueille désormais près de 80.000 passages quotidiens, tandis que la fréquentation ferroviaire est passée de 22,5 millions de voyageurs en 2015 à 31,4 millions en 2025, soit près de 9 millions de voyageurs supplémentaires en dix ans. Le tram connaît lui aussi une croissance soutenue, avec une fréquentation passée de 6,1 millions de passagères et de passagers en 2019 à 35,2 millions en 2025. Parallèlement, le réseau RGTR assure plus de 2,6 millions de courses par an à travers l'ensemble du pays.
Dans ce contexte, l'ensemble des partenaires a réaffirmé l'importance d'une approche coordonnée visant à garantir des déplacements sûrs et agréables.
Renforcer la prévention grâce au signalement des incidents
Le comité a examiné le bilan 2025 des statistiques de sûreté, établi sur la base des constats d'incidents signalés par les différents opérateurs de transport. Les données montrent une progression du nombre d'incidents recensés. Cette évolution doit toutefois être analysée à la lumière du renforcement continu de la culture du signalement au sein des opérateurs de transports publics.
Après 3.271 incidents recensés en 2024, ce chiffre est passé à 3.461 incidents en 2025, soit une augmentation de 5,8 %. Cette tendance se confirme également sur le premier semestre 2026 : 1.884 incidents ont été signalés entre janvier et juin, contre 1.746 sur la même période en 2025, ce qui représente une progression de 7,9 %. Les acteurs du secteur ont rappelé que la remontée systématique des incidents permet de mieux comprendre les phénomènes observés, d'identifier les situations à risque et de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées.
Le comité a également relevé une évolution encourageante concernant les agressions envers le personnel, qui enregistrent une baisse de 1,16 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période de 2025. Les données du Groupe CFL en matière d’accidents du travail liés à des agressions montrent une amélioration. Rapporté à un million de voyageurs transportés, le taux d’accidents du travail de catégorie « agression » s’est établi à 0,19 en 2025, contre une moyenne de 0,52 sur la période 2014-2024. Cette diminution illustre l’efficacité des mesures de prévention, de sensibilisation et de protection mises en œuvre dans un contexte de fréquentation toujours croissante des transports publics.
Poursuivre le déploiement des cabines sécurisées dans les autobus
Le comité de pilotage a également pris connaissance de l'état d'avancement du programme d'équipement des autobus en cabines sécurisées destinées à renforcer la protection des conductrices et conducteurs.
Au 15 juillet 2026, 824 autobus du réseau RGTR sont équipés d’une cabine sécurisée, soit 48,1 % de l’ensemble de la flotte. Le déploiement de ce dispositif se poursuit à un rythme soutenu, avec l’intégration de 78 véhicules supplémentaires au cours des six derniers mois et d’environ 150 autobus sur les douze derniers mois. Cette progression constante témoigne des efforts engagés pour renforcer la protection des conductrices et des conducteurs et améliorer les conditions de sécurité dans l’exploitation quotidienne du réseau. Cette modernisation se traduit concrètement dans l'exploitation quotidienne : 60 % des courses réalisées chaque mois sont assurées par des véhicules équipés d'une cabine sécurisée, soit près de six trajets sur dix.
Du côté des CFL, 68 autobus sur 83, soit 82 % de la flotte, disposent d'une cabine sécurisée. Les quinze véhicules restants, appartenant à une génération plus ancienne, seront retirés du service d'ici 2028, permettant ainsi d'atteindre un taux d'équipement de 100 %.
Consolider la présence humaine et la prévention dans le tram
Le comité a également pris connaissance des mesures mises en œuvre par Luxtram afin de renforcer la sécurité et la prévention sur son réseau. Après le lancement, en août 2025, d’une phase pilote prévoyant la présence d’agents de sécurité à bord des tramways et sur la ligne pour appuyer les conductrices et conducteurs dans l’application des règles de transport, Luxtram a renforcé ce dispositif à compter du 1er juillet 2026 par le déploiement d’une deuxième équipe, à la suite des résultats positifs enregistrés durant la phase test. Les agents de sécurité assurent des missions de prévention, de présence et d’assistance, tandis que les conductrices et conducteurs restent responsables de la gestion de l’exploitation et de l’information des voyageuses et voyageurs.
Renforcer le cadre juridique de la sécurité, de la sûreté et de l'ordre dans les transports publics
Le comité a fait le point sur l'avancement du projet de loi n°8335 relatif à la sécurité, à la sûreté, à l'ordre et à la vidéosurveillance dans les transports publics. Il poursuit trois objectifs principaux :
établir un cadre juridique dédié à la sécurité et à l'ordre dans les transports publics ;
encadrer l'utilisation de la vidéosurveillance et définir précisément ses finalités ;
mettre en place un régime de sanctions administratives et pénales adapté aux infractions constatées.
À la suite des avis complémentaires rendus par le Conseil d'État en décembre 2025 et mai 2026, de nouveaux amendements ont été présentés à la commission parlementaire en juin 2026. Concernant le régime des sanctions administratives prévu par le projet de loi, les discussions menées au sein de la commission ont mis en évidence la demande des députés de renforcer le caractère dissuasif du dispositif. Les montants actuellement prévus dans le tableau des sanctions ayant été jugés insuffisamment élevés pour prévenir efficacement certains comportements contraires aux règles applicables dans les transports publics, une révision à la hausse des amendes administratives est en cours d'élaboration. Le 17 juillet dernier, le Conseil d’État a rendu son troisième avis ayant permis de sécuriser le fait qu’il soit possible de rechercher et conserver des preuves issues de la vidéosurveillance pour les porter devant les juridictions compétentes en cas de litige.
Promouvoir le respect au cœur des transports publics
Les membres du comité sont revenus sur la campagne nationale « Le respect, c'est simple comme bonjour ! ». À l'occasion de la Journée nationale du respect dans les transports en commun, organisée le 3 mai 2026, la campagne a mis l'accent sur le respect de l'environnement sonore dans les espaces partagés. L'objectif était de promouvoir des comportements favorisant le confort et le bien-être de la clientèle. Un stand d'information et de sensibilisation a également réuni, le 4 mai 2026, l'ensemble des acteurs de la mobilité publique sur la place de Paris à Luxembourg.
Former et sensibiliser pour promouvoir un environnement sûr et respectueux
Dans le cadre du Plan d'action national pour l'égalité, les CFL poursuivent leurs propres initiatives internes en faveur de l’inclusion, de la mixité et de l’égalité professionnelle. À cet effet, ils mettent en œuvre des actions de formation et de sensibilisation destinées au personnel, notamment à travers des ateliers organisés lors des Safety Days ayant réuni au total depuis 2024 plus de 5.000 participant·e·s (2026 : 1.733 ; 2025 : 1.725 ; 2024 : 1.630).
Étudier l'opportunité d'un recours aux bodycams dans les transports publics
Le ministère a présenté son analyse des expériences actuellement menées dans plusieurs pays européens concernant l'utilisation de caméras-piétons (bodycams) par les agents des transports publics. Les premiers retours disponibles à l'étranger mettent en évidence des pistes d’action en matière de prévention des conflits, de désescalade des situations tendues et de protection des agents.
Dans ce contexte, le ministère estime que les bodycams constituent une innovation dont le potentiel mérite d’être examiné.
Le ministère suit également avec attention le déploiement progressif des bodycams au sein de la Police grand-ducale. Les enseignements tirés de cette expérience permettront, le moment venu, d'évaluer l'opportunité et les modalités d'un éventuel recours à ce dispositif, dans le respect des exigences opérationnelles et de protection des données. À ce stade, aucune décision n'a été prise quant à son éventuelle mise en œuvre dans les transports publics.
Consolider la sécurité, la prévention et le respect dans une démarche d'amélioration continue
Les échanges du comité de pilotage ont confirmé la mobilisation de l'ensemble des partenaires en faveur d'une amélioration continue de la sécurité, de la sûreté et de la qualité de service dans les transports publics luxembourgeois. Entre modernisation des équipements, évolution du cadre juridique, sensibilisation du public et accompagnement des personnels, les actions engagées traduisent une volonté commune de garantir des déplacements plus sûrs, respectueux et accessibles à toutes et tous.